jeudi 4 mars 2010

Prendre les mots où ils sont
Trouver boite où ils iront
Sans règles et sans enjeux
Je m'amuse de ce peu



Je joue avec les mots
Quand ils se jouent de moi



Notre avenir est une chimère
Flucutante et volatile
Passer à côté est amer
Et le fuir reste futile



Ivresse passagère
Qui va me libérer
Le temps d'une bouteille
L'avenir s'effaçait



Lancinante mélopée
Qui coule dans mon sang
Dans la nuit fort avancée
Je vis, tout simplement.



Réveil tonitruant
Un corps allongé
De sa couette
Il reste
Lié.



Ils posent des réponses
Nous n'avons que questions



Parmi les fous, j'erre...

dimanche 22 novembre 2009

La voie lactée
Des chewing-gum
Sur le pavé


[Photo à venir]

mardi 17 novembre 2009

Extrait de "poussières de sable sans raisons" - Réflexions en cours

"Tu tournes les pages de ce dossier, de ma vie, qui n’est que papier pour tes doigts propres et blancs et lisses. Tu cherches. Tu cherches et tu ne comprends pas, au fond de ton cerveau d’universitaire méthodique, et ce malgré les heures de cours et de travaux pratiques virtuels, comment un homme dont les parents n’étaient ni alcooliques, ni pervers, ni violents, qui n’est affilié à rien de connu, qui faisait un métier normal et qui n’a jamais fait preuve d’aucune fragilité psychique, peut accepter d’être rayé de la Sécurité Sociale sans broncher. Tes sourcils froncent, je sens ton intelligence se mettre en branle et faire appel à tous ses facultés. Bientôt, tu vas sortir l’ordinateur de sa cachette parce que tu penseras qu’il a peut-être enregistré un signal qui t’avait échappé, un battement de cœur trop léger ou trop grave, une irrigation un peu suspecte de ma cornée… Et tu ne trouveras rien qui te mène à une conclusion valable, et tu t’énerveras sur ce rapport, pas assez solide pour être validé et exploité par ton chef. Non ma belle, pas de promotion !

Tu n’es pas armée pour comprendre. Tu es née trop tard. Dans un monde qui modèle ; malaxe, cuit et expose des citoyens en série. Tu es née à l’ère de l’homme-Ford, la même éducation pour tous, le même best-seller dégueu entre les mains dans ta sale rame de trom’, la même certitude crétinisante qui veut que l’on soit tous égaux devant l’univers, et amalgamant l’égalité avec la similitude.

À peine sortie du liquide amniotique tu jouais. Tu jouais parce qu’il paraissait évident à toute cette horde d’encadreur de jeunesse, que l’aptitude au jeu est le signe d’un enfant épanoui. Or, tes parents, ta famille et la société voulaient ton bonheur, ton épanouissement, ton éveil. L’éveil de tes facultés au bonheur, celui de tes capacités à comprendre donc potentiellement, à exécuter. Ne surtout pas pousser à la découverte perturbante que, parfois, le rond rouge peut rentrer dans le carré vert. Ne pas forcer les carcans. Le temps libre n’est en réalité que celui du jeu et devenu adulte, celui du divertissement… Loisir officialisé et socialement théorisé. Droit fondamental accordé avec bienveillance par l’organisation sociale, jusque dans les prisons. Droit au reflet de devoir, pour augmenter la productivité, la concentration, la détente, le bien-être. Tu joues pour ton patron, pour ton mec, pour tes gosses, pour la sécu. Tu joues pour la collectivité, pour la société. Si tu abats ton quota d’heures de jeu et que tu balance une rouste à ton fils, tu n’es pas en cause : c’est qu’il l’a mérité. Pourtant, tu es nourrie de culpabilité : tu dois jouer. Tu dois être heureuse, tu dois jouer. Tu joues donc tu es. Tu es libre parce que ton univers s’ouvre au-delà du travail, heureuse parce que promise à l’épanouissement garanti par la société. Depuis ton premier cri, on t’apprend le silence. On en crée les conditions, on t’en fait comprendre la nécessité. Tu ne connais plus tes envies. Ton bonheur est factice.

Tu n’es pas armée pour comprendre que l’on veuille vivre avec une puissance que les spectres de la santé, du bonheur et de la sécurité n’effraient pas ; que l’érection d’une vie soit une résistance sans militantisme, une création brute."



En provenance de ce site.

vendredi 16 octobre 2009

De la libération intérieure

Lu récemment ici :

« Si tu combats avec les armes de ton ennemi, tu finiras comme lui », disait Nietzsche. En tout cas, s’il se trouve des armes à piller chez l’ennemi, il faut sans aucun doute les réajuster et s’en servir différemment. Du coup, ce ne sont plus vraiment les mêmes armes. Si je considère les formes de pouvoir hiérarchiques et autoritaires comme une partie essentielle du problème, je ne peux pas tenter d’inventer autre chose en reprenant les formes de ce qui m’étouffe. S’organiser en reproduisant des hiérarchies et des rapports autoritaires, c’est commencer à participer à la continuation de ces pratiques. Si l’on parle bien du même ennemi, disons l’oppression et l’aliénation sous toutes leurs formes, que peut-on bien trouver d’autre dans cet arsenal que des techniques d’oppression et d’aliénation ?
Pour ma part, je cherche des armes de libération et des formes de vie épanouissantes. Je crois dans la rupture, dans l’insoumission, dans l’autonomie et la solidarité, dans la multiplicité des tactiques et l’entraide. Je crois que l’ensemble du problème continue de tourner autour du travail et du système de production. Qu’il faut créer les moyens d’arrêter de travailler pour cet ordre des choses et de commencer à œuvrer collectivement pour le bonheur et l’émancipation du vivant. J’imagine des communes libres et auto-organisées, librement fédérées entre elles et qui coopèrent pour se défendre face à tout ce qui voudrait les dominer et dominer à l’intérieur de chacune d’elles.

mardi 13 octobre 2009

Nomic

Le nomic, c'est un peu ma marotte de la semaine, le truc original qui a réussi à attirer mon attention. Un jeu où le but est de modifier les règles du jeu.
Comment on fait pour gagner ? Eh bien, ce sont les règles qui régissent ça...

Pour en savoir plus (attention le site fait saigner les yeux) :
http://membres.lycos.fr/jcbrenier/nomic/index.html

Et une version plus facilement jouable (ImperialNomic !) :
http://membres.lycos.fr/jcbrenier/impnomic/index.html

Pour voir a quoi ressemble une partie :
http://membres.lycos.fr/jcbrenier/impnomic/1_10.htm

lundi 12 octobre 2009

Ne jamais, jamais grandir...



Les hommes ont abandonné la magie pour chercher un nouveau rêve – un rêve d'un monde stérile, banal sans mystère ni émerveillement. Un monde où toutes les questions ont trouvé leur réponse et où toutes les énigmes de l'univers on été résolues. Et cependant, dans cette quête de l'utopie, l'humanité a perdu une part d'elle-même. Elle a oublié comment rêver...

Les enfants sont plus intuitifs et moins cyniques, avec leur imagination prodigieuse, ils sont plus purs et plus libres que n'importe quelle grande personne. Ils ne sont pas encore prisonniers de leur expérience et des préjugés que leur inculque peu à peu "l'éducation". En tant que tels, ils demeurent libres d'explorer des possibilités illimitées, ce que ne peuvent pas forcément envisager nos esprits conditionnés (qu'on le veuille ou non).

Je veux que cette réalité subsiste encore. Sans refuser de grandir, nous devrions tous garder cette formidable faculté d'apporter un regard nouveau sur tout et n'importe quoi, d'être curieux de tout et de lutter contre la banalité, cette horreur qui détruit tout intérêt pour la vie.

N'abandonnez jamais le monde merveilleux, il est encore là pour peu que vous le cherchiez bien.

De mon côté, je fouille autant que je peux.

"Est-ce que les huitres, elle ronflent ?"

samedi 10 octobre 2009


C'est dans 1/4 d'heure...

vendredi 9 octobre 2009

« La vérité, c’est qu’il y a une quantité incroyable de gouttes qui ne font pas déborder le vase »
Émile Ajar - Gros Câlin

Ghost in the Shell

Puppet Master: "As a sentient life form, I hereby demand political asylum."

Chief Aramaki: "Is this a joke?"

Nakamura: "Ridiculous! It's programmed for self-preservation!"

Puppet Master: "It can also be argued that DNA is nothing more than a program designed to preserve itself. Life has become more complex in the overwhelming sea of information. And life, when organized into species, relies upon genes to be its memory system. So man is an individual only because of his intentional memory. But memory cannot be defined, but it defines mankind. The advent of computers and the subsequent accumulation of uncalculable data has given rise to a new system of memory and thought, parallel to your own. Humanity has underestimated the consequences of computerization."

Nakamura: "Nonsense! This is no proof at all that you're a living, thinking life form."

Puppet Master: "And can you offer me proof of your existence? How can you? When neither modern science nor philosophy can explain what life is."